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Experts en : Approche interdisciplinaire

Liste des experts

Alexandre, Caecilia

ALEXANDRE, Caecilia

Chargée de cours, Stagiaire postdoctoral

Mes travaux se situent à l'intersection entre le droit international de la culture, les droits humains et culturels, les traditions juridiques autochtones et le droit canadien. Ils s'évertuent à maintenir une approche décoloniale tenant à ce qu'une diversité de perspectives y soit incluse. Je milite  pour la réconciliation entre les méthodologies universitaires et autochtones dans les milieux d'enseignement et de recherche.

Ayant créé une émission de radio Premières langues (ckia 88.3 FM) donnant la parole aux premiers peuples en ce qui concerne leur rapport à leur langue première, je développe une expertise sur les droits linguistiques.

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Dufour, Pascale

DUFOUR, Pascale

Professeure adjointe

Ses recherches actuelles portent sur les significations de la notion de contrat, sur le droit et la décroissance ainsi que sur les conditions de production des savoirs juridiques en contexte postcolonial.

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Lemay, Violaine

LEMAY, Violaine

Professeure titulaire

Protection et promotion du droit à l’égalité

L’interdisciplinarité est un instrument nécessaire à la justice sociale, en ce qu’elle favorise concrètement (et non seulement en théorie) la promotion du droit à l’égalité dans le respect de la diversité, ainsi que celle de la dignité humaine, notamment celle des femmes et des enfants, par l’accès aux soins en santé mondiale.

Interdisciplinarité au soutien du droit

L’interdisciplinarité suppose un dialogue entre les diverses cultures disciplinaires et celle du droit. En faculté de droit, elle doit se faire soutien au droit étatique. Elle est aussi une ouverture à l’interculturalité, permettant de dépasser les rapports coloniaux entre disciplines pour viser une compréhension partagée des savoirs culturels.

Sociologie de la connaissance juridique

La sociologie de la connaissance juridique vise à promouvoir la pertinence du savoir universitaire des facultés de droit en tant que raison performative distincte de la raison constative qui caractérise les approches expérimentales des sciences humaines et sociales. Par opposition à une tradition première de la sociologie du droit, où le droit n’est « savoir » mais « pratiques sociales », ce renouveau sociologique offre notamment l’avantage de montrer comment les développements récents en théorie de la connaissance ont pour effet de rappeler l’adéquation méthodologique de l’approche kelsénienne du droit, trop souvent remise en question depuis les années 1970.

Épistémologie et méthodologie du droit

Il faut aujourd’hui aux juristes travailler à l’intérieur d’équipes multidisciplinaires où les forces des différents savoirs sont mises en commun au profit de la résolution solidaire d’un problème. Or, les spécialistes de l’interdisciplinarité rappellent que pour y arriver, il faut pouvoir expliquer aux autres les spécificités de notre culture disciplinaire. Malheureusement, la formation traditionnelle des juristes ne leur permet pas d’expliquer pourquoi le repérage des sources législatives, jurisprudentielles ou doctrinales s’avère la méthode la plus efficace pour connaître la teneur du droit étatique étudié. Elle ne leur permet pas non plus d’expliquer pourquoi respecter l’autorité du précédent, rechercher la cohérence pyramidale des sources entre elles ou s’abstenir de critiquer en valeur des choix législatifs demeure la façon la plus appropriée d’articuler la raison juridique propre à l’État de droit. Les domaines émergent, en droit, de l’épistémologie et de la méthodologie critique ont pour objet de pallier ce manque.

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THERRIEN, Cristiano De Souza

Chargé de cours

Les travaux de Cristiano Therrien portent sur la manière dont la souveraineté numérique se concrétise au moyen de mécanismes juridiques précis, qu’elle soit revendiquée par des États qui affirment leur capacité de réglementation, par des nations autochtones et d’autres collectivités qui font valoir leurs propres droits, ou par des personnes qui revendiquent leur autodétermination numérique.

Ses recherches s’articulent autour de quatre axes :

  • Gouvernance de l’intelligence artificielle : régulation de l’IA et des technologies émergentes, rôle des normes techniques, bacs à sable réglementaires et approches comparées (Canada, Québec, Brésil, Union européenne).
  • Vie privée et gouvernance des données : Loi 25, intendance des données, données du secteur public et villes intelligentes.
  • Contrats technologiques : infonuagique, licences de logiciels, commerce électronique et dimension transactionnelle de la gouvernance numérique.
  • Imaginaires juridiques : droit et littérature, science-fiction et récits de la ville intelligente comme outils d’analyse du droit des technologies.

Sa démarche est comparative et bijuridique : elle circule entre le droit civil et la common law, et entre le Nord et le Sud globaux. Elle s’inscrit dans la tradition montréalaise du droit des technologies de l’information et s’appuie sur une expérience concrète de la gouvernance publique des technologies. En 2025, il a été invité à témoigner devant la commission spéciale de la Chambre des députés du Brésil chargée du projet de loi sur l’intelligence artificielle (PL 2338/2023).

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