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Gabriele Di Genova, LL.B. 2009

Avocat et associé chez KRB

Me Gabriele Di Genova a obtenu son diplôme de baccalauréat en droit (LL. B.) en 2009. D’aussi loin qu’il se souvienne, il voulait être avocat. Cette idée germa à son esprit à un très jeune âge et sans qu’il comprenne trop ce que cela impliquerait ou jusqu’où cela pourrait le mener. Il croit que cela vient de son côté argumentaire et d’un grand sens de la justice!

Il œuvre actuellement en litige commercial au sein de KRB Avocats, un cabinet boutique situé dans le Vieux‑Montréal spécialisé en droit des affaires. Il y pratique depuis 2017 et fut nommé associé en 2020. D’origine italienne, Gabriele Di Genova grandit dans une communauté principalement anglophone et allophone, dans l’Est de Montréal. Il ne connaissait aucun avocat jusqu’à son entrée à la faculté de droit.

Il fréquenta des écoles anglophones du primaire jusqu’au cégep. Étudier le droit en français l’a donc forcé à s’adapter rapidement. Ses habiletés de rédaction étaient plus limitées qu’il ne l’aurait souhaité et il dut travailler un peu plus fort pour atteindre ses objectifs. Heureusement, cela s’est avéré bénéfique pour la suite de son cheminement et a facilité son passage au Barreau. Il est très reconnaissant d’avoir pu développer ses connaissances linguistiques à l’Université, car il plaide aujourd’hui sans problème en français et anglais, à la demande des clients.

Il effectua son stage au sein d’un cabinet boutique de droit criminel, un domaine de droit bien différent de celui dans lequel il pratique actuellement. Il était passionné de plaidoirie, mais pas nécessairement dans le domaine du droit criminel. Son emploi suivant l’amena à travailler au sein d’un bureau spécialisé en litige civil et commercial de taille moyenne, où il eut la chance de passer cinq années avec des mentors et des collègues qui ont grandement contribué à son développement.

Lors de son arrivée chez KRB Avocats, son mandat initial fut de développer le département de litige. Depuis 2017, ce département vit une expansion énorme, ayant grandi avec la demande de la clientèle, et traite des dossiers de plus en plus complexes, toujours avec un excellent esprit d’équipe.

Mettre sur pied un département de litige est, jusqu’à présent, son plus grand défi professionnel. Les objectifs et perspectives des avocats ayant une pratique plutôt transactionnelle sont souvent fort différents de ceux des juristes qui doivent travailler devant les tribunaux. L’approche des faits et la tolérance au risque ne sont pas comparables dans le contexte de transactions et dans les litiges. Sans dire qu’une approche est meilleure qu’une autre, il faut être bien conscient que ces différences existent et savoir s’ajuster selon les situations. Ainsi, les bureaux spécialisés en droit des affaires qui agissent aussi dans les litiges de leur clientèle doivent harmoniser et valoriser plusieurs façons de faire. Gabriele Di Genova estime très gratifiant le fait de voir évoluer les équipes dans les paramètres et les protocoles qu’ils ont bâtis ensemble.

Étudiant, il n’eut pas l’impression de développer de passion pour un domaine de droit plutôt qu’un autre. Ses études lui fournissaient une occasion de tout apprendre, de ratisser le plus large possible et de profiter de la panoplie de cours offerts. Un peu comme un enfant dans un buffet, il voulait goûter à tout : la propriété intellectuelle, le droit des conflits armés, les contrats...

Lorsque vint le temps de penser au stage, il crut que son manque de spécialisation pourrait lui nuire. Cependant, il réalisa que le marché était beaucoup plus diversifié que ce à quoi il s’attendait et que le fait d’avoir plusieurs outils dans son coffre l’aiderait à mieux servir les clients. Aujourd’hui, il croit que si la spécialisation demeure importante, cela vient plus tard, et il semble que ce soit presque toujours de manière naturelle.

Bref, à moins qu’ils aient un plan de carrière bien spécifique en tête, il suggère aux étudiants de diversifier leurs études autant que possible. De plus, il faut continuellement nourrir sa curiosité intellectuelle et poursuivre le développement de ses connaissances au-delà ce qui est exigé du parcours universitaire, et même au-delà du milieu juridique.

Arrivé à la Faculté de droit plutôt dépaysé linguistiquement, culturellement et professionnellement, il conseillerait aux étudiants qui n’ont pas tout de suite l’impression d’être à leur place de profiter de cette intégration dans le monde juridique pour ajouter de la couleur à leur identité existante. Ils ont la chance de partager avec d’autres cette nouvelle identité où le dénominateur commun sera leur formation et leurs talents de juriste. Qu’ils profitent du cheminement à la Faculté de droit pour tisser des liens qui vont les suivre au cours de toute leur carrière. Même s’il leur semble que le marché du travail est très vaste, le monde du droit est très petit et ils croiseront leurs collègues de classe tout au long de leur cheminement professionnel.

Le cours qui l’a le plus marqué et qui lui permit de mieux comprendre le fonctionnement et les politiques modernes de certains pays occidentaux est Droit constitutionnel comparé avec le Pr José Woehrling. Certes, il s’agit d’un domaine complètement étranger à sa pratique de droit quotidien, mais en y pensant après un peu plus d’une décennie, il apprécie le fait de bâtir des ponts avec le droit d’ailleurs, incluant les traditions juridiques de l’Italie, son pays d’origine, et d’ainsi mieux saisir l’avènement de grands événements historiques du siècle dernier.