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/ Faculté de droit

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Karine Joizil, LL. B. 1999

Avocate et associée chez McCarthy Tétrault

Impressionnée par les plaidoiries et les rebondissements dans les procès des séries télévisées, Karine Joizil était animée par une seule ambition, devenir une « grande » plaideuse.

D’origine haïtienne, Karine Joizil vient d’une famille de la classe moyenne qui ne comptait en son sein aucun juriste. Malgré cela toute jeune, elle aspirait à devenir avocate.

Malgré des idées bien arrêtées sur l’objectif, après avoir obtenu un diplôme DEC-BI en sciences de la nature du Collège Jean‑de‑Brébeuf, c’est en sciences infirmières qu’elle se dirigea à l’Université de Montréal. Elle entretenait des doutes sur les perspectives d’une carrière dans le monde juridique, lequel demeurait pour elle totalement inconnu et inaccessible.

Au terme d’une première année à l’université, force fut de constater que ce n’était pas sa vocation. L’appel de la Faculté de droit se faisant de plus en plus présent, elle entreprit donc le baccalauréat en droit, à l’automne 1996.

Son parcours en droit fut à la hauteur de toutes ses attentes, des premiers instants du cours d’introduction au droit avec le très regretté François Chevrette au fameux travail en DRT‑3316 en passant par une session d’échanges à l’Université de Poitiers.

Durant le bac, elle suivit tous les cours liés au droit constitutionnel et aux droits et libertés fondamentaux. Pour Karine Joizil, le droit public, c’était le « beau » droit, le « vrai ». Depuis 2005, elle tente de transmettre cet intérêt aux étudiants de l’École du Barreau dans le cadre de sa charge de cours en droit public et administratif.

Après la fameuse course aux stages en deuxième année de droit, elle se joignit à un cabinet national où elle exerça jusqu’en 2014. Aujourd’hui, elle pratique au sein de l’équipe de litige et résolution des différends du cabinet McCarthy Tétrault. Au quotidien, elle demeure emballée par l’exercice de la profession. Près de 20 ans après ses débuts, les défis et l’adrénaline liés au prétoire la stimulent tout autant. Elle entretient l’ambition secrète qu’une cause qu’elle aurait plaidée soit à l’étude à la Faculté de droit.

Karine Joizil tient à dire à ceux et celles qui sont issus de la diversité que celle-ci est plus que jamais un atout qui ne sera que bénéfique dans leur cheminement professionnel. « Assumez votre diversité et faites-en votre alliée, lance-t-elle. Allez au‑devant des autres, vous serez remarqués. Vos différences vous donneront de la perspective et votre expérience vous permettra d’amener des solutions innovantes. » La juriste croit qu’être en minorité, c’est aussi accepter que l’on doive se faire une place. Bien conscient du fait que le visage de la profession change, le milieu juridique s’affaire à accueillir des professionnels de tout horizon. Pour s’y préparer, il faut être présent, s’impliquer à sa façon dans le domaine. L’important, c’est de développer son rapport à l’autre, car être avocat, c’est gérer des enjeux liés aux rapports entre les personnes.